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Lieux / Parcours touristique: tableau n°13 / Débats d'après-guerre

La reconstruction de la collégiale de Dinant

Débats d'après-guerre

L’incendie perpétré par les Allemands le 23 août 1914, détruisit de nombreuses habitations mais également de nombreux monuments symboliques de la ville comme la collégiale de Dinant. La toiture de la collégiale et le célèbre bulbe sont réduits ce jour en cendres.

Avant la guerre, en 1874, l’édifice avait été restauré par A. Van Assche qui préconisait le remplacement du bulbe par une flèche gothique plus conforme au style global de la construction. En 1903, cette proposition est rejetée unanimement par l’administration communale, le gouverneur de la province, l’évêque de Namur ainsi que la majorité des Dinantais qui souhaitaient conserver cette caractéristique particulière contre l’avis de la Commission Royale.

En 1919, la Commission Royale entreprit les travaux de rénovation des bâtiments de la ville. Seule la reconstruction ou le remplacement du clocher en forme de bulbe suscitait de violentes polémiques parmi les architectes membres de la Commission. D’une part, les uns proposaient de rehausser les deux tours qui entouraient le clocher et d’en faire des flèches de style gothique. Ces architectes considéraient ce bulbe comme un « non-sens disproportionné et contraire aux bons principes » et qui symbolisait une « erreur historique » suite à la restauration du clocher après l’incendie de 1466 par des artisans peu talentueux ou manquant de moyens financiers. Ils préconisaient donc la restauration de la collégiale en un parfait témoin de la construction gothique des églises au 18e siècle. D’autre part, les autres défendaient la conservation du bulbe malgré la reconnaissance des erreurs commises par les architectes qui ont restauré le monument par le passé. Ils étaient soutenus par Jules Destrée, conservateur des Musées du Cinquantenaire.

Finalement, la Commission Royale parvint à un compromis puisqu’il est décidé de reconstruire le bulbe à condition que les adversaires acceptent les apports néo-gothiques des arcs-boutants. 

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